Marguerite Duras

Marguerite Duras

 

Marguerite Duras est née le 4 avril 1914 sous le nom de Marguerite Donnadieu à Gia-Dinh, en Indochine. Elle passe toute son enfance et son adolescence dans une concession incultivable en Indochine. Des récits comme Un barrage contre le Pacifique, publié en 1950, et Le Vice-consul, paru en 1965, évoquent cette étape de sa vie.À la mort de son père (1927), sa mère s’installe en France avec ses trois enfants. C’est là que Marguerite Duras va se consacrer à la littérature. Elle s’inscrit à la faculté de Paris, où elle étudie les sciences politiques et où elle rencontre Robert Antelme (à qui elle dédie Un barrage contre le Pacifique) qui deviendra son mari en 1939.  En 1938, elle trouve un travail comme secrétaire au ministère des Colonies mais démissionne 2 ans plus tard. En 1942, elle travaille dans un comité d’organisation du livre, où elle rencontre Dionys Mascolo, qui deviendra son amant.En 1943, elle écrit son premier roman les impudents, qu’elle signera sous le patronyme de Duras, nom du village de son père.En 1943, elle s’engage dans la résistance avec Robert Antelme et Dionys Mascolo dans le réseau dirigé par François Mitterrand. Le 1er juin 1944, son groupe tombe dans une embuscade. Mitterrand réussit à sauver Marguerite Duras mais pas Robert Antelme qui est déporté à Dachau. Mascolo, avec l’aide de Mitterrand vient le chercher en 1945.Au retour d’Antelme, son récit sur le camp de la mort de Dachau bouleversera à tel point Marguerite Duras que celle-ci n’écrira La douleur, qui s’en inspire, qu’en 1985, 40 ans après son divorce avec Antelme.C’est durant cette dure période que Marguerite Duras s’inscrit au parti communiste français.En 1944, elle se marie avec Dionys Mascolo, avec qui elle a un enfant, Jean. En mai 1950, elle est expulsée du parti communiste, et c’est alors qu’elle écrit un roman d'inspiration autobiographique, Un barrage contre le Pacifique, paru en juin et qui est sélectionné pour le prix Goncourt. La légende dit qu’elle n’aurait pas eu le prix Goncourt justement à cause de cet engagement communiste.Depuis Les petits chevaux de Tarquinia, écrit en 1953, l’écrivain rédige des œuvres dans lesquelles les personnages tentent d’échapper à la solitude pour donner un sens à leur vie : -par l’amour absolu (Dix heures et demie du soir en été, 1960)-par la folie ou le crime (Moderato Cantabile, 1958, Un Barrage contre le Pacifique, 1950)Ses héroïnes, incapables de communiquer, vivent sans savoir pourquoi mais attendent que quelque chose sorte du monde et viennent à elles, comme Suzanne qui espère l’arrivée d’un chasseur avec lequel elle pourrait se marier et ainsi quitter la plaine, et donc la misère.C’est en 1957, lorsqu’Un barrage contre le Pacifique est adapté par René Clément au cinéma, que Marguerite Duras s’intéresse plus particulièrement au théâtre et au cinéma. En 1958, elle travaille pour des cinéastes en écrivant le scénario de Hiroshima mon amour pour Alain Resnais puis celui d'Une aussi longue absence pour Henri Colpi.En 1965, elle connaît un premier succès au théâtre avec des journées entières sous les arbres. Marguerite Duras touche au cinéma en 1969 parce qu’elle est insatisfaite des adaptations que l’on fait de ses romans. Son premier film est Détruire, dit-elle. Elle tourne également de nombreux autres films.Ses incursions dans le théâtre sont tout aussi nombreuses.De sa rencontre avec un jeune homme qu’elle nommera comme s’il s’agissait d’un de ses romans Yann Andréa, et de sa vie avec lui, il en sortira d’autres romans et textes, par exemple, Yann Andréa Steiner (1992).  C’est à lui, Ce même Yann Andréa, qu’elle dictera le roman qui lui rapportera enfin le prix Goncourt, L’Amant (1984), et aussi une notoriété mondiale.Mais, prisonnière de l’alcool, depuis déjà de nombreuses années, Marguerite Duras est hospitalisée à plusieurs reprises entre 1980 et 1996, ce qui entraînera finalement sa mort le 3 mars 1996. Marguerite Duras disait d’elle-même qu’elle était inclassable, elle réfuta toujours d’être classée dans le courant appelé « Nouveau roman » appellation sous laquelle furent classés d’autres grands écrivains contemporains, tels que Beckett, Robbe-Grillet, Sarraute. Aujourd’hui, nombreux sont les écrivains qui revendiquent son influence, notamment, ceux qui se réclament de l’autofiction (Christine Angot, Christian Gailly) où par ailleurs on a aussi tenté de classer Duras.

Ce qui est certain c’est que Marguerite Duras aura marqué non seulement sa génération mais elle aura changé le cours de la littérature française. Acclamée par la postérité comme une artiste complète (rappelons qu’elle a été non seulement romancière mais aussi cinéaste, auteur dramatique, journaliste) elle est entrée dans les salles de classe

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Commentaires (1)

1. Angela 26/03/2007

Marguerite Duras est vraiment admirable. Maintenant, j'attends avec impatience une rubrique sur Beckett!

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