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le cancre-jacques Prévert

Le cancre

Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.

Jacques Prévert

229 votes. Moyenne 3.60 sur 5.

Commentaires (36)

1. Skullfire 08/01/2008

Trop bien le poème, y'a pas que les études qui montre le potentiel des gens: on peut être mauvais en classe et bon en autre choses. Connaitre la variation d'une fonction par exemple, ça aide pas trop dans la vie courante. Il vaut mieu être idiot et heureux que intelligent à mourrir...

2. ilona 14/02/2008

tros bien

3. clara 14/02/2008

tros cool y a que du vraix dans ce poeme

4. Léana 09/04/2008

Bravo, il est très magnifique, j'adore ce poème

5. Virginie 09/04/2008

Un poème que l'on apprend de père en fils et de mère en fille... et toujours d'actualité. Les cancres ont des talents à révéler.

6. moi 01/12/2008

7. sarah 16/12/2008

tout le monde la connais cette poésie on l'aprend en CP,CE1,CE2 puis en 6ème

8. brendah 10/03/2010

a siiisuu jaadeeere loool

9. Kikounette 27/03/2010

J'adore cette poésie ! :)

10. Bouboula Mohamed 22/11/2010

ce poéme est extraordinaire, zola est tres intelligent malgres son age

11. moide68 21/03/2011

lol mohamed zola c'est jacques prévert et c'est vari que c'est très beau.

12. moide68 21/03/2011

lol mohamed zola c'est jacques prévert et c'est vari que c'est très beau.

13. !èl,knbghk,j 27/04/2011

14. zoé 08/05/2011

J'aime.

15. Sn0w 10/05/2011

Le cancre: Il ne faut pas se fier au apparence! Un cancre à surment d'autres talents ailleur!

16. mohand 26/05/2011

Jacques Prévert est connu par son anarchisme et son engagement en faveur des luttes ouvrières, sa poésie est un cri de dénonciation contre toutes les institutions politique, militaire, religion et patronat, toutes sont l’objet de sa révolte qui les tourne en dérision par son humour. Il s’engage à célébrer tout soulèvement contre l’ordre oppresseur établi par ces institutions, loue la révolte et le bouleversement à la recherche du bonheur auquel les hommes aspirent.
C’est dans ce moule que s’ancre le poème « le cancre » tiré de son recueil intitulé paroles. Révolte et engagement se lisent entre ses lignes car il n’aborde pas la question d’une manière directe et apparente, plusieurs interprétations peuvent être attribuées à ce poème qui semble se métamorphoser selon le contexte dans lequel il s’insère pour refléter son image par un enchevêtrement de significations auxquelles il fait référence. On peut lire le conflit entre ouvrier et patrons, entre l’homme et les injustices de la vie, entre le poète et la réalité qu’il tente de dépeindre… Dans cette étude, on va tenter de montrer la manifestation de quelques principes du surréalisme auquel adhérait le poète à ses débuts.
Le poème se présente comme une métaphore dont la signification peut renvoyer à plusieurs réalités, on peut l’aborder du point de vue de l’engagement du poète pour la cause ouvrière, mais on peut également l’expliquer comme allégorie du parcours qu’a suivi le poète surréaliste face au monde.
Le titre « le cancre » peut être compris comme :
Métaphore de l’ouvrier : le cancre qui nargue son professeur est l’image de l’ouvrier bravant son patron
Métaphore de l’Homme : l’homme qui déchaine sa colère et s’insurge contre l’injustice du monde.
Métaphore du poète surréaliste : les poètes surréalistes mettaient en cause l’ordre social et moral ainsi que toutes formes pour l’exprimer à leur époque.
on va tenter d’aborder le poème comme métaphore du poète surréaliste.
Dès les premiers vers « il dit non avec la tête », « il dit non au professeur » (1er et 4ème vers), c’est déjà l’expression du refus et du rejet de ce que l’on présente à ce mauvais élève, à savoir l’enseignement ou le savoir que l’on veut lui inculquer symbolisés par « la tête » et « le professeur » et qui, appliqué sur les poètes surréalistes, représenterait l’automatisme et le refus de se soumettre dans leur représentation aux contraintes de la logique et de la raison, aux carcans des règles esthétiques de ceux qui les ont précédé ni aux institutions sociales et aux valeurs morales qui la régissaient.
Mais il « dit oui avec le cœur » et dit encore « oui à ce qu’il aime » (vers 2 et 3) c'est-à-dire, à ce qui n’est pas géré par la raison, à ce qui vient du cœur et donc de l’ordre du sensationnel et de l’inconscient, car le cœur désire mais ne raisonne pas.
Dans la forme qu’offrent les quatre premiers vers, l’approbation par le « oui » est intériorisée, elle suggère le silence et la soumission qu’exprime plus loin les vers (5, 6 et 7), intériorisation embrassée par les « non » du refus et du rejet de la réalité dans les vers (1 et 4), c’est de là que naisse la révolte et le bouleversement déclenchés dans le vers 8 par « le fou rire » qui rompt le silence et extériorise le conflit. Ce passage renvoie à la grande déception et au grand choc que le poète surréaliste avait connu et fait référence à ce demi-siècle caractérisé par le déclenchement de plusieurs conflits (deux guerres mondiales, crises, destructions et tueries innombrables) et qui ont tourmenté la jeune génération des poètes surréaliste et qui sont à l’origine de la naissance du mouvement protestataire qu’est le surréalisme contre toutes les structures et les institutions et qui avait une volonté de transformer totalement le monde.
Les vers qui suivent (9ème jusqu’au 12ème) expriment la manifestation de cette révolte, la destruction de cette réalité que le cœur refuse : les chiffres, les mots, les dates, les phrases et les pièges effacés par le cancre révolté suggèrent les valeurs politiques, sociales et morales d’alors qui n’ont pas pu éviter tous les conflits et qui ont été mises en question par les poètes surréalistes.
Les vers 12 et 13 expriment quant à eux l’engagement du poète surréaliste à poursuivre sa contestation et ne pas renoncer devant les « menaces du maitre» et les « huées des enfants prodiges» qui renvoient peut-être aux politiques, aux militaires et aux religieux qui imposaient les lois et les conformismes qui n’ont réalisé qu’un « tableau noir du malheur » (vers 16) tableau que les poètes surréalistes, avec leur esthétique nouvelle contestent et le mettent en cause en dessinant « le visage du bonheur » espéré à leur manière, par la palette riche en couleurs de rêves et d’imagination.

17. allibrant (site web) 21/09/2011

ouaiis

18. kdz 30/01/2012

Oh est-ce un commentaire littéraire ?mohand

19. Ana-Elo 28/02/2012

Nous devons étudier se poème pour un examen pouvez-vous nous aider (il faudrais un déscription littéraire simple) merci d'avance.

20. albertpicardievaldoise (site web) 09/04/2012

je suis tombé sur mohand du 26/05/2011 et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'est fait plaisir......un véritable gargarisme

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